• jeudi 22 juin • 19H00
    GRAND THÉÂTRE D'ANGERS

MARCO POLO ET L’HIRONDELLE DU KHAN

D'Éric Bouvron

Compagnie Les Passionnés du rêve

Mise en scène de Éric Bouvron

Assistante à la mise en scène Victoire Berger-Perrin

Collaboration artistique avec Damien Ricour-Ghinea

Avec Jade Phan-Gia, Kamel Isker, Laurent Maurel, Ganchimeg Sandag, Bouzhigmaa Santaro et Cecilia Meltzer

Costumes par Sarah Colas

Musique et son de Didier Simione

Création lumière par Edwin Garnier

LA PIÈCE

En pleine expansion de son empire, le grand souverain mongol Kublai Khan accueille chez lui un jeune étranger, Marco Polo voyant en lui un pion nécessaire à ses conquêtes. Le jeune voyageur vénitien, après un long et rude périple, est impressionné en découvrant la puissance de son hôte. Mais il est surtout subjugué par une femme tatouée à la beauté rare. La quatrième et la plus précieuse femme du redoutable empereur. Le Khan voit tout. C’est « le désir » qui va prendre possession de tous les trois dans un jeu pervers et de manipulation. Pour s’en sortir, il y a un prix. Et ça se paye avec le sang.

CE QU’EN DIT LA PRESSE

« Porté par une superbe mise en scène sonore et magnifiée par un jeu de lumière ajusté avec une précision horlogère. Le résultat est sublime. » Le Point

« Un poème épique dont le texte et les chants ouvrent nos cœurs aux grands espaces et aux amours tragiques. » Le bruit du off

NOTE D’INTENTION

« Après avoir voyagé dans un monde esthétique et fascinant au travers de ma première création, « Les Cavaliers » d’après Joseph Kessel, j’avais la sensation de ne pas avoir satisfait ma soif pour ce monde oriental et mystérieux des steppes. J’avais envie d’y retourner et c’est Marco Polo qui m’a ensorcelé. Mais, en plongeant dans les livres, les documentaires sur la vie de Marco Polo et son  époque, j’airencontré encore un autre personnage : l’incroyable Kublai Khan. Ce conquérant fou et meurtrier et petit-fils de grand mongol, Ghengis Khan. Celui qui a posé la première pierre pour la construction de la Chine, telle qu’on la connait aujourd’hui. On ne sait rien de la vie intime de Marco et du Khan. Mais ils ont partagé un bout de vie ensemble. Plus de 16 ans. C’est certainement une force chamanique des steppes qui m’a saisi pour que je puisse raconter cette première rencontre entre les deux hommes, de différentes générations, de cultures, de visions, de statuts, de coutumes et de croyances différentes aussi.

Comment raconter l’univers merveilleux d’un passé que seul l’imaginaire peut faire revenir ? Avec le son. La musique comme dans tous mes spectacles, avec un jeu de comédiens qui s’appuie sur la suggestion pour solliciter constamment l’imaginaire du spectateur. Exemple : un tabouret devient un cheval dans « Les Cavaliers ». Après avoir exploré le son et la musique apportant encore plus d’émotions aux situations, j’avais envie d’aller encore plus loin en incluant une chanteuse lyrique et des musiciennes-chanteuses mongoles. Je suis sûr que cela va amener encore plus la dimension épique et un élément de sacré qui est nécessaire à l’histoire. C’est une approche qui frôle l’opéra mais on reste au théâtre. »
Éric Bouvron