• mardi 20 juin • 19H00
    GRAND THÉÂTRE D'ANGERS

LA PEUR

D'après Stefan Zweig
spectacle complet

Adaptation et mise en scène de Élodie Ménant

Avec Hélène Degy, Ophélie Marsaud et Aliocha Itovitch

Constructeur Christophe Mondot

Costumière Cécile Choumiloff

Eclairagiste Olivier Drouot

Régisseur Christophe Legars

LA PIÈCE

Irène trompe son mari Fritz, avocat pénal. Un soir, une femme l’interpelle à la sortie de chez son amant. Elle prétend être la petite amie de ce dernier, interdit à Irène de revenir le voir et lui réclame de l’argent en échange de son silence. Dès lors, Irène vit dans la hantise que son mari apprenne sa liaison. Plongée dans les années 50, digne d’un scénario d’Hitchcock, la pièce se déroule au rythme haletant des angoisses d’Irène. Manipulation? Mensonge ? Hallucination? La tourmente semble sans fin, le couple vacille… jusqu’au dénouement, véritable coup de théâtre. Du grand Stefan Zweig.

CE QU’EN DIT LA PRESSE

« Une histoire qui nous tient en haleine. Elodie Menant a saisi toute l’intelligence de ce texte, son adaptation théâtrale est remarquable.» Europe1

 « Splendide adaptation, à la fois respectueuse du style original et empreinte de modernité, qui traduit bien la montée de l’angoisse de la nouvelle implacable de Stefan Zweig. Réussite absolue. » Froggys delight

 « Quand le théâtre se colore de noir et blanc dans une pure esthétique cinématographique et use du suspense jusqu’au revirement final, il enchante et rend délectable ce voyeurisme. » CharlieHebdo

NOTE DU METTEUR EN SCÈNE

« Ce qui me passionne dans cette histoire, c’est de décortiquer et de mettre en exergue la chute lente et incontournable d’un couple dont la communication échoue. Ce n’est pas qu’ils ne se parlent plus, au contraire ! Mais leurs points de vue, leurs argumentations ne trouvent aucun point d’entente. Une communication parallèle sans raccordement. Et pourtant, tous deux luttent pour parler, pour se comprendre, pour rétablir un équilibre, en vain. C’est cela qui est passionnant et déroutant. Deux personnes qui constatent qu’elles se perdent et qui, malgré leurs efforts, malgré leur lucidité, ne peuvent parvenir à se retrouver. C’est comme constater l’iceberg face à soi mais être dans l’incapacité de l’éviter malgré toutes décisions. Le gouvernail de l’un est braqué à gauche, les voiles de l’autre sont impossible à déployer, aucune solution pour éviter la catastrophe, ne reste plus qu’à la vivre.

À cette perte terrible s’ajoute la peur et l’obstination dans le mensonge. La peur de blesser son mari, qui a une confiance totale en sa femme, la peur de mettre en péril une vie installée et rassurante, la peur de briser un cocon familial. Cette peur qui glace et qui empêche d’évoluer. Survient alors le mensonge comme unique secours à une situation qu’on ne parvient pas à affronter. Mais le piège du mensonge est que l’on s’embourbe dedans sans retour en arrière. Plus Irène ment, plus dire la vérité devient impossible. Et cette femme, Elsa, qui resserre l’étau. Elle pousse Irène au mensonge et l’enferme dans une peur paralysante, destructrice celle de révéler la vérité. »
Élodie Ménant