• lundi 19 juin • 19H00
    GRAND THÉÂTRE D'ANGERS

DON QUICHOTTE

D'après Miguel de Cervantès
spectacle complet

Adaptation et mise en scène de Jérémie Le Louët

Avec Julien Buchy, Anthony Courret, Jonathan Frajenberg, Jérémie Le Louët, David Maison et Dominique Massat

Collaboration artistique avec Noémie Guedj

Scénographie de Blandine Vieillot

Costumes par Barbara Gassier

Vidéo par Thomas Chrétien, Simon Denis et Jérémie Le Louët

Lumières par Thomas Chrétien

Son de Simon Denis

Construction par Guéwen Maigner

Couture par Lydie Lalaux

Régie Thomas Chrétien ou Xavier Hulot, Simon Denis ou Tom Ménigault

LA PIÈCE

Alonso Quijano a lu trop de romans de chevalerie. Il en devient fiévreux et fanatique. Il change de nom, décide de se faire chevalier errant et part sur les routes accompagné de son écuyer Sancho Panza, cherchant la gloire, défendant les opprimés, pourfendant les oppresseurs,
luttant contre les injustices de ce monde.

CE QU’EN DIT LA PRESSE

« Les personnages de Don Quichotte et Sancho Panza sont véritablement entrés dans la vie de la troupe des Dramaticules pour le bonheur du public tout à la fois ému, diverti et médusé ! » lemonde.fr

« Le jeu des six comédiens, la beauté de la scénographie et l’intelligence de la création vidéo sont au rendez-vous. Un régal.»L’Express

« Drôlement culotté et sacrément intelligent ! » Un fauteuil pour l’orchestre

NOTE D’INTENTION ET DE MISE EN SCÈNE

« Il y a douze ans, j’ai réuni un groupe de comédiens de ma génération avec lequel est née la Compagnie des Dramaticules. Ensemble, nous avons inventé une grammaire de jeu. Travailler en troupe nous a permis de créer un répertoire de spectacles toujours vivants, enrichis par les années et les créations nouvelles. J’envisage tous mes projets comme des projets de jeu. J’aime que cohabitent dans un même spectacle la tradition et l’expérimentation, la grandiloquence et le réalisme le plus trivial, la moquerie satirique et l’hommage vibrant, la tragédie classique et le canular. Mes choix de répertoire sont toujours guidés par cette envie de décloisonner les genres, de bousculer les codes, de contester la notion de format. Parce que son héros est un insoumis, Don Quichotte cristallise ce rapport au
théâtre, ce rapport au monde. Au théâtre, il n’y a de réel que la représentation, avec ses acteurs jouant le spectacle et ses spectateurs y assistant : je crois en la vérité de la représentation théâtrale mais non en une fiction strictement réaliste. En revanche, il n’y a pas de lieu plus propice que le théâtre pour confronter la fiction et la réalité. Shakespeare, Caldéron, Hugo, Jarry, Pirandello,

Brecht… tous ont compris que la force du théâtre se trouvait précisément dans ces instants de trouble où la fiction et la réalité deviennent une seule et même chose, où les personnages sont des acteurs qui jouent des personnages, devant un public qui joue le jeu de la représentation. J’imagine la scène jonchée de matériels divers (caméras, écrans, rails, projecteurs sur pieds, grue, régie, micros,
toiles peintes, un cheval surdimensionné, armures…). Le choix d’un plateau de tournage comme scénographie doit créer d’emblée une superposition entre la fiction (l’histoire) et la réalité (la représentation). Le spectacle conte l’histoire d’un homme qui décide de lutter contre la médiocrité du monde, pour la transformer en une épopée fantasmagorique. C’est, je crois, la quête de tout artiste et de tout spectateur. » Jérémie Le Louët