• mardi 20 juin • 20H30
    CHÂTEAU DU PLESSIS MACÉ

DIALOGUES DES CARMÉLITES

Georges Bernanos

D’après une nouvelle de Gertrude Von Le Fort

Scènario du R.P Brückberger & Philipe Agostini

Mise en scène Hervé Van Der Meulen

Assistants à la mise en scène Sébastien Dalloni & Jérémy Torres

Avec Agathe Alexis, Pauline Chalamet, Sébastien Dalloni, Juliette Damy, Maylis de Poncins, Chantal Déruaz, Timothée Doucet, Hiba El Aflahi, Délia Espinat-Dief, Steffy Glissant, Yveline Hamon, Pauline Huriet, Mélissa Irma, Théo Kerfridin, Lia Khizioua, Ulysse Mengue, Jérémy Torres, Hervé Van der Meulen

Décors par Claire Belloc

Costumes par Isabelle Pasquier

Lumières par Stéphane Deschamps

Vidéos et son par Charles Leplomb

Travail corporel et chorégraphie par Jean-Marc Hoolbecq

Musique originale et chef de chant par Guilhaume Bernard

 

NOTE D’INTENTION

Dans « Dialogues des Carmélites », Bernanos relate un fait historique, brutal, cruel, atroce : l’exécution de 16 carmélites de Compiègne par la guillotine et juillet 1794 sur la place de la Nation à Paris. En nous relatant cette histoire, l’écrivain refuse, d’une part, un monde sanguinaire et brutal, et conteste toute forme de totalitarisme. D’autre part, il partage avec nous l’angoisse de la mort qui est la sienne à l’aube d’une cruelle maladie qui va bientôt l’emporter. Il met en scène la religion, la sienne, et donc, bien au-delà, les religions en général. Il traite du rapport de chacun de nous à son propre Dieu et à son angoisse face à la mort et la disparition du corps. La foi, comme souvent dans les périodes tourmentées de l’Histoire, est ici en crise ; et cette crise s’accompagne également d’une totale exigence, d’une recherche de l’absolu. Bernanos entraîne le spectateur dans les profondeurs de l’être, à la jonction du psychologique et du spirituel. Il est également important de souligner qu’il y a dans ce texte sublime, d’une facture strictement classique, un refus de l’angélisme, une absence totale de manichéisme, refus qu’il faut traduire et respecter.  Ces Dialogues ont été écrits par Bernanos dans les années qui suivirent immédiatement le chaos de la Seconde Guerre mondiale, et à

l’aube de notre société moderne, qu’il juge froide et impersonnelle, une société qui effraye et angoisse l’écrivain. Toutefois, le point de départ de ce chef d’oeuvre est une histoire de la toute fin du XVIIIème siècle qui se déroule pendant la Révolution française, et notamment pendant la période noire de la Terreur, histoire à laquelle Bernanos ne pouvait que s’identifier dans sa quête d’absolu et de foi. C’est également le scénario d’un film, qui devait être réalisé à partir de la nouvelle de Gertrud Von Le Fort « La dernière à l’échafaud », écrite en 1931, dans une Allemagne en chemin vers le totalitarisme le plus effrayant. L’action du spectacle se situera donc à l’époque de la Révolution mais également à différents moments du XXème siècle et de ce début de XXIème siècle, dans notre monde d’aujourd’hui – une Démocratie, où la liberté est souvent dévoyée par une technique sans âme, ou par les communautarismes. Ce drame historique nous voulons aussi le dépasser, en révéler sa dimension de Tragédie antique, voire mystique, liturgique, notamment en mettant en avant un jeu d’une grande tension, un surcroît d’intensité et d’authenticité.»Hervé Van der Meulen

CE QU’EN DIT LA PRESSE

« La pièce n’avait pas été jouée en France depuis la mise en scène de Gildas Bourdet à la Comédie-Française, en 1987. Le bonheur d’en retrouver ou d’en découvrir ici une nouvelle incarnation est très grand. Belle est la fresque, et bouleversantes ces lumières que chaque personnage allume dans la nuit de l’Histoire.»Webthéâtre